STABAT MATER

Leonardo LEO (1694-1744)
Salve Regina en fa majeur

Johann Adolph HASSE (1699-1783)
Sinfonia en sol mineur, op. 5, n° 6

Nicola Antonio Giacinto PORPORA (1686-1768)
Salve Regina en fa majeur (1730)

Nicola FIORENZA (v. 1700-1764)
Sinfonia fugata en fa mineur pour trois violons et continuo

Giovanni Battista PERGOLESI (1710-1736)
Stabat Mater

Francesco Corti, Direction musicale

Dates et lieux

07 avril 2020, 20h : Les Grands Concerts, Chapelle de la Trinité, Lyon
18 avril 2020, 19h30: MC2, Grenoble

Durée : 1h30

Distribution

Soprano Arianna Vendittelli
Mezzo-soprano Giuseppina Bridelli

Les Musiciens du Louvre
Direction, Francesco Corti 

Présentation

Le Stabat Mater de Pergolese est sûrement la page sacrée la plus célèbre de l’école napolitaine de la première moitié du 18e siècle. Sa diffusion à travers toute l’Europe après la mort précoce du compositeur est extraordinaire ; l’œuvre est très tôt imprimée à Londres et à Paris. Ce chef-d’œuvre s’inscrit dans un contexte de production musicale rapide visant à satisfaire la demande constante de nouvelle musique des églises et des chapelles de Naples aussi exigeantes que les théâtres d’opéra. Les imposantes productions sacrées de Leonardo Leo et de Nicola Porpora en témoignent. La dévotion faite à la Vierge Marie inspire des pages particulièrement émouvantes comme le douloureux Salve Regina de Léo, ou celui de Porpora. L’effervescence du milieu musical napolitain (particulièrement celui des «conservatori»), attire de nombreux étrangers, qui diffuseront à leur tour ce nouveau style musical en Europe. Le style napolitain ouvrira les portes au classicisme européen, concentrant son expression sur des lignes de chant extrêmement naturelles, alternant des mouvements introvertis et typiquement « cantabili », à des allegros virtuoses. L’Ecole de Naples est la dernière qui, jusqu’à la moitié du 19e siècle, conservera la grande tradition du contrepoint et de la musique « savante », en cultivant la composition de morceaux complexes aux harmonies tortueuses et au contrepoint strict.  L’ensemble de ces influences se retrouve, avec un équilibre extraordinaire, dans le Stabat Mater de Pergolese.

Á l’époque, les compositeurs ont fort à faire pour satisfaire la demande constante des nombreuses églises et chapelles de la ville, tout aussi exigeantes que les théâtres d’opéra.
La dévotion faite à Marie, inspire des pages particulièrement émouvantes comme le douloureux Salve Regina de Léo, ou celui de Porpora, redécouvert récemment.
Motivés par la vitalité musicale locale, les compositeurs étrangers comme l’allemand Hasse affluent et font évoluer le style napolitain.
Celui-ci s’ouvre au classicisme européen, avec ses lignes de chant naturelles, ses mouvements introvertis et « cantabili » qui alternent avec des allegros virtuoses.
Naples malgré tout conserve jusqu’en 1850 (elle sera la dernière) la tradition du contrepoint et de la musique savante née à la fin du XVIIème. Les Concerti de Fiorenza en témoignent, dont la composition complexe mêlent harmonies tortueuses et contrepoint strict.

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