Le Messie

© Allan Richard Tobis / Sound Picture Design

George Frideric HANDEL (1685-1759)
Le Messie – KV 572 (version de Mozart)

Les Musiciens du Louvre
Direction musicale Marc Minkowski

Mise en scène Robert Wilson

Dates et lieux

16 septembre, 19h30 – Théâtre des Champs-Élysées, Paris
18 septembre, 19h30 – Théâtre des Champs-Élysées, Paris
19 septembre, 19h30 Le Messie – Théâtre des Champs-Élysées, Paris
04 octobre, 20h00 Le Messie –  Grand Théâtre, Genève
05 octobre, 20h00 Le Messie –  Grand Théâtre, Genève

Distribution

Mise en scène, Robert Wilson
Philharmonia Chor – Walter Zeh, Direction

Soprano Elena Tsallagova
Alto Helena Rasker
Ténor Stanislas de Barbeyrac
Basse José Coca Loza

Les Musiciens du Louvre
Direction musicale Marc Minkowski
Mise en scène, Robert Wilson

Co-Régie, Nicola Panzer
Co-Scénographie, Stephanie Engeln
Co-conception lumière, John Torres
Costumes, Jacques Reynaud
Make-up Design, Manu Halligan
Dramaturgie, Konrad Kuhn

Présentation

Certainement l’oratorio le plus connu de Handel, Le Messie raconte les grands épisodes de la vie du Christ, de sa naissance jusqu’à sa mort. Divisée en 3 parties, elle débute par la prophétie de l’Incarnation, l’Annonciation et la Nativité, puis décrit la Passion, de la Résurrection et l’Ascension, avant d’évoquer la rédemption et la victoire sur la mort apportées par le Christ. Abondance des chœurs, orchestration fournie : comme toujours, la musique de Handel est si théâtrale, si peu austère, qu’on a l’impression d’écouter un opéra plus qu’un oratorio sacré. Composée en moins de trois semaines à Londres, l’œuvre conquiert les spectateurs dès sa création en 1742. Et c’est une forme de revanche pour Handel, alors malade et boudé par le public. Familiers du compositeur, Les Musiciens du Louvre et Marc Minkowski ont enregistré Le Messie en 2001 chez Archiv Production.

Présentation du Grand Théâtre

Alors qu’il est sur le point de mourir, Haendel reçoit encore un sursis pour composer en 24 jours, comme dans un souffle divin, ce grand oratorio, comme le raconte si bien Stefan Zweig dans sa nouvelle La résurrection de Georges-Frédéric Haendel. Quelques mois plus tard, le 13 avril 1742, Messiah sera inauguré à Dublin. Haendel mourra finalement exactement 17 ans plus tard, non sans avoir écouté une dernière fois sa pièce favorite.

La version présentée ici par le cultissime Robert Wilson, pour sa seconde production au Grand Théâtre (et la première sur la scène de la place de Neuve!), nous vient avec un détour double par l’Autriche: d’abord, puisqu’elle nous vient de la Mozartwoche de Salzbourg où elle a été présentée en janvier 2020 et puis, parce que c’est en effet la version allemande de 1789, arrangée par le génie de W.A. Mozart.

Né trois ans avant la mort du maître, le jeune Mozart se plia à la demande du très connu mécène et franc-maçon Gottfried van Swieten qui, amoureux des oratorios de Haendel, commandera et travaillera lui-même plus tard aux livrets des deux oratorios en langue allemande de Joseph Haydn sur des textes de John Milton La Création et Les Saisons.

Au côté de solistes choisis par ses soins, Marc Minkowski, que l’on a pu écouter la saison passée à la tête de l’OSR dans Les Huguenots, sera présent à cette occasion avec ses Musiciens du Louvre, ensemble qu’il mène depuis sa fondation en 1982 et avec lequel il continue d’explorer les territoires méconnus ou au contraire trop connus du répertoire et à accumuler les récompenses discographiques.

 

Présentation Théâtre des Champs-Elysées

La version mozartienne du plus célèbre des oratorios de Haendel est le fruit d’une commande du baron Gottfried va Swieten. Aristocrate et généreux mécène, il avait initié le jeune Mozart aux œuvres de Bach et Haendel en lui ouvrant sa bibliothèque de partitions qu’il avait collectées lors de ses nombreux voyages. Mozart adapta le livret en allemand et réorchestra un peu plus de la moitié de la partition originelle en y ajoutant principalement des parties supplémentaires pour les vents, tenant ainsi compte des goûts musicaux alors en vogue à Vienne. « Il a ajouté de petits éclairages, comme si Van Gogh repeignait la Mona Lisa, comme un peintre qui ajoute ses couleurs avec des harmonies différentes. C’est un changement d’univers, mais cela reste néanmoins Le Messie de Haendel », précise Marc Minkowski. Quant à la vision de l’œuvre par le metteur en scène américain Robert Wilson, il explique « Pour moi, Der Messias n’est pas uniquement une œuvre religieuse, mais plutôt une sorte de voyage spirituel ». Un voyage où texte et musique sont tout aussi importants pour lui que l’espace, la lumière, les corps, les mouvements et ce n’est que dans l’interaction de tous ces éléments que s’épanouissent la force et la beauté de l’effet esthétique et émotionnel, si typique de l’américain. « Que puis-je faire pour donner de l’espace à la musique ? Quand je ferme les yeux, j’écoute avec une plus grande attention ; d’où cette question : suis-je capable de créer quelque chose sur scène qui avec les yeux ouverts, m’aide à mieux écouter la musique ? »

PRODUCTION de la Fondation Mozarteum de Salzbourg, en coproduction avec le Festival de Salzbourg, le Théâtre des Champs-Elysées et le Grand Théâtre de Genève
En partenariat avec France Inter

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