


Paru dans Lyre n°15
20 célèbres inventeurs ou facteurs d’instruments de musique ce sont glissés dans le texte.
Il passa, groggy, à ma hauteur, desserra sa cravate, l’ôta et resta inerte après avoir réussi à achever ardemment la première partie. Après ce break, l’Einstein de la partition, à demi annotée, trouva matière à réfléchir sur les axes à suivre. Ça va, il légendait les portées : pas d’accord en nervosité, mais pour être au zénith… Oh ! Nerfs d’acier étaient requis pour diriger. Il serait resté « in way over her head », comme il disait, sans l’universel mérite de ses solistes. Il orchestra diva rieuse, utilisant trop l’eye-liner vu son regard dégoulinant. Sous l’ogive, l’étonnante voix résonna devant ce public gavé au baroque. Plutôt que ce mélodrame austère, il se demanda s’il n’eut pas fallu pot-pourri, musette ou mambo. Eh ! Ma fois, c’était un facteur à envisager…Paru dans Lyre n°15
L’Italie a joué un grand rôle dans le développement de la musique dès la Renaissance et particulièrement pendant la période baroque. C’est de cette époque que date la prolifération des termes italiens en musique. Retrouvez les 30 termes glissés dans le texte suivant (3 lettres pour le plus court, 11 pour le plus long).
Au milieu des boutiques hallal et cascher, zonant l’air assoupi, un mélomane fut assailli par une compo colorée. Il s’exclama : « Non ! Trop poignant, il t’emporte ce swing. Lis Sand ou Mérimée, ce n’est pas plus bandant et génial ! » Le groupe enchaînait sans effort et ses variations l’avaient ravi « Va ! C’est super ! Même si cet excellent orchestre a joué ce pot-pourri tard, andouille aurais-je été si j’avais loupé cela ! » Il n’y a pas que des tenants de l’épiscopat et iconolâtres béats aimant et décodant le baroque. Sûr, qu’un air mastoc, ça t’aurait irrité et tu voulais redonner à la musique un statut tirant vers les sommets. On peut s’accommoder à tous les styles : viole de gambe ou tam-tam. Or, osons maintenant en utopiques harmonies qui étonneront l’auditoire. Nous
le gâtons s’il réagit à tous les rythmes, ce public. Après tout, lorsqu’il s’agira d’agioter et spéculer pour convaincre un impresario songeur et renonçant à bileux projets et concert décrépi, à nous de lui faire avaler cet aspic ; ça touchera au sublime.
Paru dans Lyre n°13
Grandes salles d’opéras - Retrouvez les 20 théâtres et grandes salles d’opéras internationaux dissimulés dans ce texte.
J’avais fait un cauchemar gravé sur des colonnes en marbre qu’Atlante et Télamon n’aient pas pu supporter. On attendait les VIP qui étaient, coup de bol, choisis pour assister à une représentation à voir à tout prix... et eux n’allaient pas débourser un kopeck. Hé ! Divertissement grandiose, un vrai délice, une occasion à ne pas louper. Go ! La cérémonie allait commencer quand Eole nous en empêcha, tel était ce dieu grec. Ô vent ! – Garden-party et invités s’envolaient dans le parc dégarni, errant parmi les aucubas, tilleuls et rosiers –, tu désintégras l’intermède musical. Ni ce metteur en scène décoiffé ni ce ténor aperçu, vil, lié sans répit à un poteau ne réalisait. Il aurait fallu qu’une personne, illico, lise Umberto Eco pour trouver diablement pire apocalypse. Hélas ! Ça laissa des traces dans l’opéra.
Paru dans Lyre n°12
Spécial Opéras de Haendel
Adieu boîtes pop, peep-show, intermède et parenthèse enfouis d’un esthète non averti. Mené enfi n vers les opéras d’Haendel à Bach, il les écoute désormais sans absorber en ice-cream la teneur d’un déjeuner. On a entendu à la radio : le festival des plus bath a lieu bientôt. Ton sang n’avait fait qu’un tour. Tu as dépensé l’énergie nécessaire pour que, dans ce décor, on te voit parmi nos tenues de gala. Tee-shirt couleur du lys, semblant symboliser la pureté, tu vins t’asseoir, isolé, près de personnes vêtues de bruyère, réséda, lilas ou if. Celles-ci pionçaient sans broncher, cul enfoncé dans les fauteuils, quand un cardinal cinabre, en solo, monta sur scène. Toi, tu écoutais le moindre arpège, émerveillé à zieuter pensivement ce récital. Ces ténors jouaient un parterre grec, l’Ionie et son Parnasse en glacis et en stuc ; l’au-delà était vénéré et ressuscité grâce à ces artistes inouïs…
Paru dans Lyre n°11Retrouvez les 28 instruments de musique utilisés par les Musiciens du Louvre • Grenoble dissimulés dans ce texte.
El Clarin et tellement d’autres journaux parlaient de sainte Cécile et de son mythe. Or, beaucoup se pressaient fortement pour assister à la représentation. Dans la fosse, enclave cintrée et décor guerrier, l’orchestre parlait tout haut, boissons alcoolisées aidant, quand il fallut hâtivement faire le branle-bas, son chef venait d’arriver de sa loge. Il y restait des jours à composer, pentecôte, noël et le toutim : bal enjoué à lieder saxons… Il était en surplomb, à guetter les musiciens, assoupi, à noter sa partition pour que rien ne cloche. Il n’était pas du genre cosaque boute-en-train à faire un char pendant, mais plutôt bougon, grognon et ne supportant pas l’insuffisance. Les tâtonnements l’exaspéraient violemment et le moindre couac venu du contrebas semblait pour lui un maelström, pet terrifiant et renvoi xénophobe. Son défi fréquent : chasser encore le superflu, tenter d’atteindre la perfection, tel le nombre d’or représenté par le logo : phi. Clé idéale pour qu’au final, tout soit à l’unisson.